segunda-feira, 15 de fevereiro de 2016


LE BONHEUR D'ÊTRE SOI, C’EST POSSIBLE


Le bonheur d’être soi… Comme j’aimerais démystifier ces simples mots afin que tous puissent y avoir accès! Au tout début de mon cheminement en PRH, je ne saisissais pas trop ce que cela voulait dire. J’entendais là un langage que je ne connaissais pas et, surtout, que je ne vivais pas.



Le bonheur d’être soi… Tout d’abord, je n’y croyais pas beaucoup à ce bonheur. Ce que je vivais était loin d’être heureux. Des sensations de tristesse, de désespérance et de solitude prenaient beaucoup plus de place que celle du bonheur. Et que voulait dire « être soi »? J’occupais alors un poste qui ne me permettait pas de m’épanouir pleinement. Mon objectif premier était de faire plaisir et d’être aimée de tout le monde. Mon regard était bien plus tourné sur le bonheur des autres que sur le mien. Le « bonheur d’être soi » était possible pour les autres, mais pas pour moi. J’aurais pu dire : « J’aspire au bonheur! » mais je ne vivais pas le bonheur.

Comme je suis une femme tenace, persévérante et déterminée, j’ai continué maroute avec l’outil PRH : sessions, relations d’aide et groupes d’accompagnement. Aujourd’hui, en écrivant ces quelques lignes, je ne sens plus seulement un désir de vivre « le bonheur d’être moi ». Je peux maintenant dire : « Je vis ce bonheur! ».

Mon cheminement pour y arriver

Au fil des années, j’ai compris que pour goûter au bonheur d’être soi, il est important de se connaître. Lors de ma première session PRH, la formation « Qui suis-je? », j’ai commencé à répondre à cette question en posant sur moi un regard comme je ne l’avais jamais fait par le passé. J’ai commencé à mettre des mots sur ce qui, en moi, faisait obstacle au bonheur auquel j’aspirais tant. J’ai commencé à faire des choix. J’ai trouvé la force en moi de me choisir au risque parfois de déplaire. J’ai gagné en solidité pour faire face aux réactions que cela pouvait susciter chez les autres. Mon regard s’est progressivement transformé. Au lieu de prendre mes décisions à partir des autres ou encore à partir des « il faut bien que », je me posais les questions suivantes : « Qu’est-ce qui me rend heureuse? Qu’est-ce qui me donne du bonheur à moi? ». Je dois avouer qu’au tout début, je trouvais peu de réponses. En continuant mon cheminement, j’ai découvert que j’aimais tout ce qui est beau : les arts, la danse, la musique, la nature… J’ai appris à me découvrir dans ce bonheur qui est le mien : être avec ma famille, être avec telle ou telle personne qui me fait grandir, apprécier le travail manuel, la créativité… J’ai découvert qu’animer, écouter les personnes, les aider et, surtout, les aimer me rendait profondément heureuse.

Ça ne se construit pas seul, ça ne se vit pas seul

J’ai pris conscience que ce bonheur ne se construit pas instantanément ou en cliquant des doigts. Il se construit pas à pas, chaque jour, à partir des choix que je fais, des relations que je privilégie. Je pourrais dire qu’il se construit au fur et à mesure que j’apprends à me fréquenter pour me connaître toujours un peu plus. Pour moi, c’est le chemin de mon bonheur qui s’élargit jour après jour.



Et ce bonheur, il ne se vit pas seul. Il se vit en relation. Je l’expérimente quand je suis avec des personnes avec qui je me sens liée profondément que ce soit par un agir commun ou par un amour profond. Je l’expérimente encore quand je me sens grandir au contact de l’autre, quand je reçois un simple regard rempli d’amour ou d’affection, un geste d’encouragement ou de tendresse de l’un de mes enfants, quand j’envoie une carte de fête, quand je pose un geste d’encouragement, quand je vis un silence signifiant ma présence auprès de quelqu'un qui est face à un événement difficile. Je peux dire : « Je suis moi, juste moi! » à travers ces simples gestes.

Aujourd’hui

C’est le temps que j’ai mis à me connaître qui me fait, aujourd’hui, goûter au bonheur d’être moi à travers toutes ces petites choses du quotidien : écrire, lire, prendre un bon café avec une amie, prendre une marche avec mon amoureux, accompagner des personnes, des groupes, des couples et les aider à trouver leur propre route de bonheur, celle qu’ils portent parfois dissimulée au fond d’eux-mêmes.

Et j’ai découvert, au fil des années, que mon plus grand bonheur est celui d’aimer et d’être aimée.

 

J’apprends à me laisser aimer et à aimer d’un amour profond, d’un amour gratuit, d’un amour vrai qui donne du sens à ma vie.

À travers tout ce cheminement, je peux dire aujourd'hui : « Le bonheur d’être soi, c’est possible pour moi aussi. C’est possible pour chacun de nous! ». Et je vous invite à débuter ou à continuer votre cheminement afin que vous puissiez dire à votre tour : « Je vis le bonheur d’être moi! ».


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